A propos de Portraits intérieurs
L'esprit rivé au corps
C'est l'histoire d'un parcours. Celui d'une jeune chorégraphe qui, à l'écoute très attentive de son corps, « incarne » les idées qui habitent sa tête. Au gré de leur apparition, en amont de son travail, l'envie farouche de nous faire partager ses émois, nous les transmettre, nous les offrir.
(…) Jusqu'à présent, Clara Cornil nous présentait des solos de ses chorégraphies personnelles, si intimes, en osmose musicale et scénographique avec Bertrand Schacre. Voici qu'elle s'ouvre au duo, en « partenariat » avec Anne Journo, et même au trio, puisque avec la complicité magnifique de Pierre Fruchard et sa guitare électrique, qui les scrute toutes deux au gré de leurs mouvements, ils composent un ballet de superbe harmonie.
Intercineth, Véronique Blin, Festival off Avignon 2007
La sensualité suinte des désirs intérieurs
Le corps montre ses émotions. Le mouvement devient le reflet de l’intériorité de l’être.
(…) Portraits intérieurs laisse une porte ouverte à l’inconnu, la découverte de soi, de sa complexité. Qu’est-ce qui est montré ou caché ?
La compagnie Les Décisifs, en créant cette partition organique, Portraits intérieurs, signe une très belle page de l’art chorégraphique.
Les Trois Coups, Anaïs André-Acquier, Festival off Avignon 2007
En toute rigueur
Portraits Intérieurs s’affirme pour ce qu’elle est, une pièce de rigueur. Clara Cornil avait déjà montré en 2006, dans le même lieu, deux soli, Bruisse et Là, somptueux dans leur commun refus de l’anecdote. Le duo de cette saison est de la même farine immaculée et sans aditif. Les deux interprètes explorent leur poids de chair, cherchent à dévoiler le mystère de la figure –qui signifie aussi, en allemand la silhouette – et donc de l’humain. (…) La pièce ne se dépare jamais d’une distance toute d’élégance « que sa blancheur défend » et qu’elle ne dévie pas.
Les Hivernales, Philippe Verrièle, Festival off Avignon 2007
Déconcertant et fascinant
Le spectacle, à la fois déconcertant et fascinant, très beau, apparaît comme une longue méditation de l’être sur sa présence au monde, présence à l’autre aussi et, finalement, à lui-même…Cela se manifeste par de longs mouvements, amples ou minimalistes, qui s’apparentent parfois aux sanas du yoga, ou encore des gestes courts, inachevés et comme semblant hésiter à faire naître définitivement une présence au monde.
La Marseillaise, Henri Lépine, Festival off Avignon 2007
Lire l'entretien avec
Christophe Marquis,
directeur de l'Echangeur - scène conventionnée de Fère en
Tardenois